Inquiétude pour les moyens alloués aux collèges

La FCPE Saint Denis a appris que l’Éducation Nationale diminuait cette année encore, les dotations horaires globales dans les collèges de la ville de Saint-Denis.

Les dotations horaires globales sont l’enveloppe d’heures d’enseignement allouées à un établissement. Elles déterminent le nombre de postes d’enseignants et de compléments de service dans chaque établissement. Par voie de conséquence, elles fixent le nombre d’élèves par classe et par niveau ainsi que la possibilité de dédoubler des classes ou de proposer des options.

Pour créer des postes dans le premier degré, afin d’assurer le dédoublement des classes en Cp et Ce1 en REP, le ministre a décidé de supprimer des postes dans le second degré. Ainsi les projections de la Direction Académique se traduisent par une diminution des DHG dans tous les collèges de Saint Denis.

A la rentrée 2020, les seuils d’effectifs d’élèves dans les classes, en usage jusqu’à maintenant (par exemple 24 en collège REP) seront dépassés dans certaines classes. L’intégration des élèves de SEGPA et des élèves allophones en UPE2A, en cours d’année, risque d’être problématique.

Les projections de la Direction Académique se traduiront par une diminution des options proposées aux élèves (en langue par exemple), amplifiant encore le manque d’attractivité de nos collèges publiques qui souffrent déjà d’une image dégradée. De même, les enseignants verront leur conditions de travail dégradées avec moins de latitude pour le travail en demi groupe ou l’élaboration de projets.

Toutefois l’indicateur H/E (nb d’heures/ nb d’élèves) ne peut pas être le seul indicateur à prendre en compte comme a pu le faire Monsieur le recteur au dernier CDEN. La cours des comptes avait déjà relevé que l’état dépense moins par élève en Seine Saint Denis avec des professeurs moins expérimentés et plus de vacataires … Le déficit de l’État en Seine-Saint-Denis a aussi été mis en lumière dans le rapport parlementaire de 2018, et aurait déjà nécessité une augmentation significative des moyens alloués.

Maintenant, la crise liée à la COVID-19 a aussi entraîné ses effets délétères sur les élèves et augmenté les inégalités, notamment face aux apprentissages.

Nos enfants ne sont pas responsables de cette situation. Il ne peut donc être question de les pénaliser en dégradant encore leurs conditions d’apprentissage.

Nous demandons d’honorer le contrat républicain et d’assurer l’égalité de traitement dans notre ville et notre département. La jeunesse est un atout, une chance et non un coût.

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