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Vendredi, 27 Janvier 2012 23:04 |
DÉCROCHAGE SCOLAIRE
LES ACTIONS DE LA VILLE DE SAINT-DENIS
David Proult, maire-adjoint à l'enseignement vient de déposer au bureau municipal un rapport dans lequel il fait la synthèse des interventions de la ville dans les différents dispositifs de lutte contre le décrochage scolaire, de manière complémentaire à celles menées directement par la ville comme les CHAM, les PAE, ou l'action le Service à la réussite éducative implanté à Mériel.
Bien que se défendant de « faire à la place » de l'Éducation nationale ou de pallier à ses carences, en apportant son soutien aux dispositifs mis en place par l'Inspection académique, la ville, se retrouve souvent à en assumer seule la pérennité lorsque l'État s'en retire.
Ces actions se développent selon trois axes :
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Des dispositif de prévention :
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l'action de médiation culturelle au collège De Geyter en classe de 6° ;
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les stages de « remobilisation » de 5 jours (début de 6° et fin CM2), collèges La Courtille et Garcia Lorca ;
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les « ateliers relais » pour les collégiens en difficultés, localisés au 15 rue Catulienne,
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le « module relais » avec le projet Hirsch, collège Iqbal Masih, dans le quartier de La Plaine : “mon collège est dans mon quartier, la vie de mon quartier est dans mon collège”, avec deux volets « territoire » et « éducation » ;
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le projet SMAC (Samedi Matin au Collège) en liaison avec la Maison de quartier et le collège Iqbal Masih.
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Des dispositifs alternatifs à l'exclusion scolaire :
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le projet « Pole Est » visant à remobiliser les élèves faisant l'objet d'une exclusion temporaire, collèges La Courtille, Henri Barbusse, Jean Luçat avec l'appui de la Maison de quartier Floréal.
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le dispositif alternatif aux sanctions disciplinaires « la Pause Citoyenne », collèges Jean Lurçat et La Courtille ;
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le dispositif « exclusion en interne » au collège Henri Barbusse mené par les enseignants de l'établissement avec l'appui extérieur d'une association spécialisée.
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Des dispositifs d'aide aux adultes :
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le groupe de parole des enseignants au collège Garcia Lorca avec l'appui de CASADO et du CMPP ;
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le groupe d'écoute des collégiens et adultes avec l'appui d'un psychologue, aux collèges Iqbal Masih et Garcia Lorca ;
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la mise à disposition des collèges d'un guide « ressources » édité par la ville permettant aux parents, enseignants et élèves, de s'informer de l'offre culturelle sur la ville. Action complétée par l'offre d'une visite de la ville en car et des rencontres de proximité.
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La mise en place de la mission « parentalité » et l'ouverture de la « Maison des parents » rue Gabriel Péri, proposant l'accueil des familles autour des questions de la parentalité. Cette action complétée à l'intérieur des établissements par l'action des « Cafés de parents » animés par les parents.
Prenant bonne note de l'ensemble de ces actions, positives et complémentaires entre elles, le conseil local de la Fcpe, considère néanmoins que les solutions au décrochage scolaire reposent, en premier lieu, sur la capacité de l'Éducation nationale à offrir à tous les élèves un enseignement de qualité. Celle-ci passant, d'une part, par les moyens que l'État consacre à l'éducation en France (nombre de postes, la formation des enseignants, la cohérence des programmes, la pédagogie et le soutien des élèves ) et, d'autre part, par la disponibilité dont les enseignants disposent pour, en dehors des heures de cours, consacrer du temps à coordonner les différentes disciplines, à entretenir un dialogue régulier avec les élèves, et, à des horaires adaptés, avec les parents.
Le conseil local observe cependant, que dans cet ensemble d'actions, il ne semble pas y avoir de dispositif consacré à l'exclusion définitive d'élèves. Or, d'années en années, le nombre de celles-ci s'accroit de manière inquiétante. Dans un bon nombre de cas, les élèves qui font l'objet de ce type de mesures disciplinaires se retrouvent en dehors de tout établissement scolaire plusieurs semaines durant. De fait, cette sanction, sensée avoir une portée éducative n'a pour résultat concret que d'entériner, voire de créer, une situation de décrochage. Le conseil local Fcpe souhaite qu'une réflexion soit engagées pour examiner les éventuelles actions qui pourraient être menées à ce sujet. |
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Mise à jour le Vendredi, 27 Janvier 2012 23:16 |
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Mardi, 10 Janvier 2012 21:57 |
L'ÉCOLE EN FRANCE, DERNIÈRE DE LA CLASSE EN EUROPE
Lors de la présentation des vœux présidentiels, Nicolas Sarkosy, n'a en rien renié la politique qu'il mène depuis cinq ans dans l'enseignement. Il a au contraire proné la sélection précoce des élèves, la mise en concurence des enseignants et des établissements scolaires, la casse du statut des enseignants et celle du service public…
Selon ces propos : "nous devons faire mieux avec les mêmes moyens", sauf qu'en supprimant 80 000 postes en cinq ans, alors que le nombre d'élèves est en augmentation, il y a dans les écoles, les collèges et les lycées de moins en moins de moyens. Notamment ces moyens humains qui sont la matière première de l'éducation. Le taux de l'encadrement en primaire est en France de 5 enseignants pour 100 élèves (il est de 9 au Portugal et en Suède).
Très content de lui et félicitant son ministre, Luc Chatel, il a proposer d'aller plus loin encore : continuer à supprimer des postes (jusqu'à quand et jusqu'où ?), confier aux chefs d'établissements, ceux-ci devenant des chefs d'entreprises, la mission d'évaluer les enseignants (recrutement, sanctions, octroi de primes…), enfin il envisage d'avancer la sélection des élèves au collège et de "recentrer la sixième et la cinquième sur les fondamenteaux" et à assurer "la diversité des parcours en quatrième et troisième".
On voit très bien ce que signifierai cette dernière proposition dont nous avons déjà expérimenté des dégats dans l'enseignement primaire où le remaniement des programmes a abouti à accroître l'écart entre les enfants issus des milieux populaires et ceux des milieux aisés. En un mot ce serait la fin du collège unique et de la mixité sociale.
PG |
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Mise à jour le Mardi, 10 Janvier 2012 22:42 |
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Lundi, 09 Janvier 2012 16:32 |
OUVERTURE DE LA MAISON DES PARENTS
La maison des parents de Saint-Denis ouvre les portes de ses nouveaux locaux au 29 rue Gabriel Péri, le mardi 10 janvier.
L'inauguration officielle aura lieu le 28 janvier à partir de 14 h 30, suivie d'une porte-ouverte, le 10 février de 10 à 18 h.
Par la suite, la maison des parents ouvrira ses portes, le mardi de 13 à 20 h, et, du mercredi au vendredi de 13 à 18 h, ainsi que le premier samedi de chaque mois, de 10 à 17 h.
Le prochain groupe de travail parentalité aura lieu, le mercredi 1er février de 9 h 30 à 12 h.
Son ordre du jour est fixé autour des questions suivantes :
• Échange autour des compte-rendus des réunions sur le thème des cafés des parents dans les collèges ;
• Échanges autour de l’étude d’Irène Jonas « La parentalité : quels rapports entre les parents et l’institution » ; • Présentation de documentation sur le thème des relations entre parents et école et échanges ; • Mais aussi actualités de chacun.
Chacun pouvant également ajouter des points à l'ordre du jour.
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Mise à jour le Lundi, 09 Janvier 2012 17:28 |
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Mercredi, 04 Janvier 2012 08:32 |
EN CHIFFRE, LES SUPPRESSIONS DE POSTES EN FRANCE
Pour 2012, le Ministère persiste et signe dans sa volonté de démanteller progressivement le service public de l'éducation. Après avoir déjà supprimé près de 66 000 postes depuis le début du quinquennat, c'est plus de 14 000 postes qui disparaîtraient encore cette année. Les académies les plus touchées : Lille, Amiens, Créteil, Versailles, Caen, Nancy-Metz, Strasbourg, Orléans-Tours, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Toulouse, Aix-Marseille ont déjà fait les frais de suppressions massives (surlignées en jaune les plus de 200 soit dans le primaire ou le secondaire) alors que l'effectif des élèves y est en augmentation. Mais c'est sur l'ensemble du territoire (mis à part la Guyane qui gagnerait 20 postes en primaire et 30 en secondaire) où il faut s'attendre à des fermetures de classes, à la multiplication de classes à plusieurs niveaux, à une augmentation du nombre d'élèves par classe, à de graves dificultés pour assurer le remplacement des enseignants en formation, en arrêt maternité ou maladie, à une baisse de la scolarisation des enfants de deux à trois ans (dont le taux est déjà passé de 34% il y a dix ans à moins de 13%), à la raréfaction des intervenants, notamment pour l'apprentissage des langues, et à la disparition totale des réseaux de soutien (Rased).
Sauf bien entendu si une protestation citoyenne provoquaient le recul du gouvernement ?
ACADÉMIES
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PRIMAIRE
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SECONDAIRE |
TOTAL |
LILLE
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-399
|
-589
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-988 |
| AMIENS |
-235
|
-242
|
-477 |
PARIS
|
-98
|
-131
|
-229 |
CRETEIL
|
-233
|
-362
|
-595 |
| VERSAILLES |
-260
|
-495
|
-755 |
ROUEN
|
-166
|
-194
|
-360 |
| CAEN |
-179
|
-221
|
-400 |
| RENNES |
-179
|
-55
|
-234 |
NANTES
|
-137
|
-98
|
235 |
| REIMS |
-153 |
-177 |
-330 |
| NANCY-METZ |
-367
|
-425
|
-792 |
STRASBOURG
|
-216
|
-193
|
-409 |
| DIJON |
-181 |
-157 |
-338 |
| BESANÇON |
-154 |
-177 |
-331 |
ORLÉANS-TOURS
|
-196
|
-241
|
-437 |
| POITIERS |
-129 |
-58 |
-187 |
LIMOGES
|
-131
|
-147
|
-278 |
CLERMONT-FERRAND
|
-141
|
-105
|
-246 |
LYON
|
-129
|
-263
|
-392 |
GRENOBLE
|
-153
|
-260
|
-413 |
BORDEAUX
|
-203
|
-230
|
-433 |
TOULOUSE
|
-227
|
-70
|
-297 |
MONTPELLIER
|
-172
|
-97
|
-269 |
AIX-MARSEILLE
|
-219
|
-285
|
-504 |
NICE
|
-143
|
-113
|
-256 |
CORSE
|
-20
|
-25
|
-45 |
RÉUNION
|
-69
|
-87
|
-156 |
MARTINIQUE
|
-97
|
-98
|
-195 |
GUADELOUPE
|
-134
|
-35
|
-169 |
| GUYANE |
+20
|
+30
|
+50 |
| TOTAUX |
5 100 |
5 600 |
10 700
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Mise à jour le Lundi, 09 Janvier 2012 16:53 |
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Lundi, 07 Novembre 2011 10:07 |
LA RÉFORME DES CONSEILS DE DISCIPLINE
NE VA PAS DANS LE BON SENS !
Le décret sur la discipline publié fin juin par le ministère de l’Education Nationale comporte de dangereuses dispositions qui portent atteintes aux droits des collégiens et lycéens. C’est dans le but de faire annuler ces mesures que la FCPE et l’UNL ont décidé de déposer une requête à l’encontre de ce texte auprès du Conseil d’Etat.
Le décret instaure l’automatisation de la procédure disciplinaire dès lors qu’une « violence verbale » est commise. Cette notion n’est nullement définie, ouvrant la porte à des conceptions aléatoires suivant les établissements. Cette mesure piétine également le principe de personnalisation des poursuites. Il s’agit d’un recours systématique et arbitraire à la procédure disciplinaire, laquelle mène au conseil de discipline qui se solde très souvent par une exclusion définitive.
De plus, la commission éducative instituée par le décret est vidée de son sens. Elle ne comporte aucun représentant des élèves, à l’inverse du conseil de discipline. Comment prétendre prévenir et empêcher les problèmes de discipline sans associer l’ensemble de la communauté éducative, à commencer par les premiers concernés ?
La FCPE et l’UNL ne peuvent accepter un dispositif de sanctions automatiques, contraire aux principes du droit, et une fausse commission éducative qui vont ériger l’arbitraire et le sentiment d’injustice en exemple.
La FCPE et l’UNL ont déjà dénoncé la précipitation du ministère à convoquer dans l’urgence un CSE sur cette question en septembre 2010 pour ensuite publier les décrets en toute fin d’année scolaire, applicables dès septembre2011. Elles réitèrent leur étonnement avec la parution de la circulaire d’application aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée alors qu’il a brusquement interrompu les discussions dès décembre 2010.
Il est grand temps que le ministère respecte les engagements qu’il exige des élèves et de leurs familles. Les usagers du service public d’éducation veulent une Ecole juste où règne une véritable ambition éducative.
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Mise à jour le Lundi, 07 Novembre 2011 10:10 |
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Mardi, 13 Septembre 2011 21:07 |
Ces villes qui restreignent l'accès à la cantine pour les enfants de chômeur
LEMONDE.FR | 13.09.11 | 18h32 Dans de nombreuses cantines, l'accès est donné en priorité aux enfants dont les deux parents travaillent, ce qui constitue une discrimination.AFP
"La cantine scolaire est réservée en priorité aux enfants de la commune dont les deux parents travaillent." La phrase se retrouve dans nombre de réglements d'établissements d'enseignement. Seulement, restreindre l'accès des enfants à ce service en fonction de l'activité professionnelle de leurs parents ou de leur commune de résidence constitue une discrimination aux yeux de la loi. Et ces décisions municipales sont régulièrement retoquées par les tribunaux administratifs en vertu du principe d'égalité devant le service public. Une rapide recherche sur Internet montre que de nombreux services de restauration scolaire utilisent ces critères pour restreindre l'accès, arguant du manque de places. Le journal L'Humanité annonce en avoir identifié plus de soixante-dix. Le Monde.fr a répertorié sur une carte quelques cantines contrevenant à ces dispositions, notamment dans des grandes villes.
Sans commentaire…
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